Entre 2002 et 2005, le tribunal de Bobigny est passé de 10.000 condamnations par an à 12.000 condamnations par an. Le nombre des mineurs incarcérés a augmenté de plus de 23%. Le taux de réponse pénale est passé de 75 à 83%. Alors, parler de faiblesse des magistrats ou de démission face à la délinquance est une contre-vérité. Ce n’est pas un problème d’indépendance de la justice ou de droit à la critique, mais simplement un problème de malhonnêteté intellectuelle du ministre de l’Intérieur dans le débat démocratique.
Dominique Barella, président de l’Union syndicale des magistrats