Raffarinades

Raffarinades : n.f., pluriel de Raffarinade, petite brève de comptoir, en apparence pleine de bon sens, mais insignifiante, inventée par Jean-Pierre Raffarin, premier premier ministre du second règne de Jacques Chirac.
vendredi 19 novembre 2004.
 
La France s’est enfin trouvée son Jean-Claude Van Damme en la personne de son bon premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Vous manquez de répartie, mais rêvez de briller en société ?

Prenez l’air lourdeau et rusé d’un VRP de province croisé avec un bon plouc "France d’en bas", voutez vous, mettez votre nez dans votre bouche et ponctuez le débat d’une bonne raffarinade piochée dans la liste ci-dessous. Ambiance garantie !

L’alcool accélère la vitesse.

L’avenir est une suite de quotidiens...

Les jeunes sont destinés à devenir des adultes...

La route est droite mais que la pente est forte...

Je dis aux jeunes : la fête, c’est la vie. La vie, c’est ton visage ! Ta vie, elle est importante pour toi, elle est importante pour tes proches, pour tes amis, pour ta famille. Alors protège la.

La route, elle est faite pour bouger, pas pour mourir.

L’homme doit rester l’origine de notre pensée et non l’objet de notre société.

Les bons amis font les bonnes vacances.

Le citoyen est un piéton de la République

La confiance est la clef du mouvement.

La modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit.

Il faut mettre en place la République du bon sens.

Soyons ambitieux, mais pas prétentieux.

Ce n’est pas la rue qui gouverne.

Les socialistes préfèrent leur parti à leur patrie.

La France n’est encore, dans son chemin du paradis, qu’au purgatoire puisqu’il reste des socialistes.

Personne ne m’empêchera la spontanéité, le contact direct avec les uns et les autres pour vous dire ce à quoi je crois.

Ce à quoi je crois, c’est que l’homme est responsable, la femme aussi d’ailleurs, et que c’est en s’engageant sur des projets personnels qu’on trouve les voies de l’épanouissement. C’est bon pour la personne et le pays.

Je me suis largement écarté de mon propos. Ce qui, vous le savez, est une imprudence particulière par les temps qui courent.

A force de penser au pluriel la politique, certains ont oublié le singulier de la France

Le commercial, ça apporte du bonheur. Moi, j’ai fait ça dans ma jeunesse, la signature du bon de commande, ça procure du bonheur, de la joie et je ne pense pas seulement à la petite prime, mais au résultat qu’on doit à soi-même.

Non, le meilleur des diplômes, c’est celui qu’on va chercher sur le terrain, qui vous forme de l’intérieur, qui vous donne du caractère [1]

Il y a assez de choses qui sont réservées dans notre pays aux élites.

Nous serions innocents de nous mêmes.

C’est la sûreté qui nous vient du fond des âges.

Merci (à Bernadette Chirac) de nous montrer que la victoire n’est pas facile, qu’elle se gagne étable par étable, commune par commune

Les veuves vivent plus longtemps que leur conjoint

Tendre la main à tous les territoires qui se sentent abandonnés.

La proximité régule mieux que la norme.

Il s’agit de la république, il s’agit de la Corse, il s’agit de la république dans la Corse et de la république [2] en Corse.

Notre travail ne mérite pas la censure.

L’eau trouble en amont a peu de chances d’être claire en aval.

Tant que le navire n’a pas heurté l’iceberg, la croisière continue.

Marcher en sabots, c’est donner du plaisir à sa vie tout en respectant la nature.

Ce n’est pas la peine d’aller chercher loin dans le Poitou un Premier ministre si c’est pour augmenter les impôts.

Mon problème n’est pas de faire des équations comptables pour faire plaisir à tel bureau de tel ou tel pays.

Il faut que la France regarde son avenir en face, ne transfère pas aux autres générations la responsabilité de cette génération.

Un Premier ministre ça sait résister aux difficultés.

Je suis le pilote de l’Airbus gouvernemental.

Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres.

Il est terminé le temps des gadgets, des formules, des communications, le temps est venu de la vérité.

Conduire n’est pas un acte anodin. A chaque instant, on risque d’être un assassin.

Je ne suis pas énarque, je parle directement comme je suis.

Je n’aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même.

Je ne veux pas être un Premier ministre protégé [3].

L’avenir de la France, ce n’est pas d’être un immense parc de loisirs, l’avenir de la France, c’est de travailler.

On écoute avec la plus grande attention et on décide avec la plus grande détermination.

Est-ce que j’ai l’air d’un psychosé ?

J’ai mes rondeurs mais j’ai mon énergie.

C’est promis, l’année prochaine je viendrai avec des allègements d’impôts. Je ne prends pas de rique puisque le voisin d’en face (Chirac) l’a annoncé.

À propos des 35 heures : "Nous avons en France échappé de justesse à un projet de loi inspiré du principe "quand on ne travaillera plus le lendemain du jour de repos, la fatigue sera vaincue"."

Mon premier devoir, ce n’est pas d’aller rendre des équations comptables et de faire des problèmes de mathématiques pour que tel ou tel bureau dans tel ou tel pays soit satisfait.

Je suis plus à droite que Chirac.

Je fais payer les usagers, pas les contribuables.

La liberté, oui, mais également la liberté d’entreprendre.

L’égalité, oui, mais pas l’égalitarisme ; un égale un, mais chacun doit pouvoir jouer son rôle et avoir droit au mérite.

La fraternité, ce n’est pas seulement un acte comptable, nous préférons la solidarité plus l’engagement.

Nous préférons une société de projets plutôt qu’un projet de société.

La religion est un atout dans la société.

Je suis le chef de la majorité. S’il y a conflit, c’est le chef de la majorité qui est le chef.

Je n’ai pas fait beaucoup d’équitation, ma silhouette m’a très vite handicapé, mais j’ai toujours retenu que, quand le cheval trébuche, c’est le cavalier qui est responsable.

Quand le cheval trébuche le cavalier doit se sentir un peu responsable.

La crise du développement c’est le développement de la crise.

Quand les gens intelligents se mêlent de ne point comprendre, ils y réussissent mieux que les sots.

C’est perché au sommet de son arbre généalogique que l’homme sonne le plus juste(...)

Pour un grand nombre de philosophes, le soleil c’est l’homme.

Il ne faut pas exporter nos modèles dans des fourgons blindés.

Vous êtes ministres, donc porteurs de bonne humeur, car servir son pays met de bonne humeur.

Je suis né près de Cognac, la patrie de Jean Monnet. Le sang de l’Europe coule dans mes veines.

Je vous recommande la positive attitude.

Win the yes needs the no to win against the no.

Mon oui est plus qu’un non au non.


Interview de Jean-Pierre Raffarin par David Pujadas, sur France 2, le 7 mai 2003 :
- Monsieur le Premier Ministre, vos citations sont-elles préparées ?
- Mais non, pensez vous, c’est complétement naturel !


Jean-Pierre est aussi un acrobate, comme en témoigne le journal officiel de l’assemblée nationale du 10 Décembre 2002, à défaut de la vidéo où l’on pouvait l’admirer jaillir de derrière son pupitre, négocier le virage sur un pied, se tenant d’une main au micro [4], suite à la mise en cause d’Alain Juppé par Arnaud de Montebourg, pour lâcher, l’air furieux : Parler en ces termes d’un ancien Premier ministre de la France, Alain Juppé, c’est pitoyable ! [5]

La "France d’en bas" est à Raffarin ce qu’Aware est à Jean Claude Van Damme.

A voir : Animation Flash Van Damme Mac - PC

A écouter : La chanson de Jean-Claude

[1] Comme un camembert Président ?

[2] On imagine bananière

[3] Ce que démentent les pressions sur les media.

[4] Tel Johnny

[5] Ca c’est un argument imparable !


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