Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues coté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d’infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le ministre de l’Intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport International…
Il est très proche des deux plus gros fabricants d’armes français et principaux propriétaires de presse : Arnaud Lagardère (entreprise d’armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d’administration d’EADS qui possède 7,5% du capital d’Airbus) et Serge Dassault (entreprise d’armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L’Express, L’Expansion).
Les deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent…) et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d’euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.
On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1).
« La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » Source : Le Figaro, 30 août 2005
« La précarité est une loi de la condition humaine. » Source : France Inter, 3 septembre 2005
« Le mot précarité est un mot à la mode qui a pour objectif de nous empêcher de réfléchir. » Source : France Inter, 3 septembre 2005
« Parce que se dire ou laisser croire à tout le monde aujourd’hui en France que nous pouvons entrer dans un métier, prendre un emploi et le garder quasiment à vie, c’est de l’utopie. Ou alors c’est de la fonctionnarisation, c’est proche de l’utopie communiste et on a vu comment elle s’est terminée. » Source : France Inter, 3 septembre 2005
Il est mieux c’est vrai de faire du lavage de cerveau aux gens sans relâche pour mieux les manipuler (les médias sont d’ailleurs une machine à laver de pointe dans ce domaine). Apparemment, tout est précaire sauf la Bourse, où est la coquille ? Car elle tient debout elle... Le capital des grandes entreprises n’a pas l’air non plus d’être très précaire... Les rouages financiers ont aussi été conçus pour durer... Il semblerait que la précarité ne soit pas partagée. Elle est une maladie contre laquelle certaines catégories de la population seulement peuvent s’offrir le remède. En tout cas, moi quand je suis malade je ne vais pas travailler....
Il n’y a pas de lois pour la vie, pour la santé ou pour l’amour, mais il y en a pour le travail ! Malheureusement ces lois ne permettent pas un partage équitable du gâteau.
Une chose est sûre, l’esclavage a été aboli.... Laurence Parisot n’a pas l’air très au courant...
"Une société qui ne sort pas des clous n’a rien à craindre. Le Medef s’inspire en permanence de ce qui se passe aux Etats-Unis quand cela l’arrange. Quand on est libéral, il faut aller au bout de son libéralisme ou alors plaider pour une économie administrée."
Reine-Claude Mader, présidente de l’association de consommateurs CLCV au sujet des craintes du MEDEF concernant les actions en nom collectif (Class actions)
Ah la fameuse idée de la rentabilité des services publics... Vous allez bientôt en goûter avec la privatisation d’EDF. Vous allez voir que vous payez moins d’impôts mais que votre facture va exploser, et la qualité des services va se casser la gueule. Mais l’entreprise va être rentable... Vous allez voir, on va bien rigoler quand votre TGV va dérailler parce que pour faire des économies, on a recruté un conducteur pakistanais à 200 euros par mois.
Ah oui, c’est vrai que ça coûte cher de payer des impôts pour des services publics. Le gars qui conduit les TGV, il devrait être payé au SMIC. D’ailleurs, tout le monde devrait être payé au SMIC. Et puis, tiens, le SMIC on devrait même le supprimer, comme ça les employeurs pourraient payer les salariés un peu moins cher. La société irait mieux si tout le monde travaillait gratuitement. Il n’y aurait plus de chômage.
C’est comme la Sécu. Tous ces fonctionnaires qui foutent rien, il faudrait les virer. Il faudrait supprimer la Sécu aussi. Ca coûte trop cher d’aller chez le médecin et de ne pas payer. On devrait faire comme aux USA. Là bas : pas d’impôt. Chacun se démerde. Comptez 250 euros la première visite chez le toubib en cas de rhume ou autre (+ les médicaments). Pas de remboursement bien sûr, faut pas être malade, ou alors faut avoir un peu d’argent. Le médecin ne fait pas ce métier pour aider les gens, vous vous croyez où, là ? En France ? Bon, la deuxième consultation est un peu moins chère, ça permet de fidéliser le client. Oui, on dit client pour un médecin car c’est un service payant. On peut faire un crédit à sa banque en cas de gastro. Et puis si on est en arrêt on n’est pas payé. C’est bien, ça. On fait des économies, on paie moins d’impôts. Je me demande pourquoi les Anglais viennent se faire soigner en France, on parle toujours du modèle anglais. Il est où le modèle anglais ? Dans les accidents de train ? Dans les hôpitaux pourris ? Dans l’éducation ?
Et tous ces salauds de fonctionnaires de l’Education Nationale, toujours en grève aussi ! Ils ne savent pas ce que c’est de bosser. Il faudrait les payer en fonction du mérite. Ce serait rentable. On prendrait le nombre d’élèves reçus en classe supérieure et on les paierait en fonction. Bon, c’est sûr que les profs qui se tapent des classes de 40 élèves nuls, ils auraient du boulot et peu de revenus, mais bon, chacun se démerde après tout. On paie trop d’impôts. Aux USA, on n’en paie presque pas. On devrait faire comme là bas. On privatise tout. Ceux qui ont les moyens peuvent aller à l’école. Les autres... On s’en fout. Comptez quand même 1500 euros (10 000 francs) d’inscription à l’université pour votre fils ou votre fille. Et pour une seule matière. C’est 1500 euros par matière (maths, psycho, histoire, langue, sport, etc.) C’est plus cher qu’en France, mais en France on paie trop d’impôt pour que vos gosses aillent apprendre à lire. C’est vrai que ça sert à rien de savoir lire aujourd’hui.
La santé, l’éducation, les transports publics, tout ça c’est de la merde. On paie trop d’impôts, j’vous dis. Les gens qui bossent dans le privé devraient faire des manifs pour demander que les fonctionnaires soient payés moins. Comme ça tout le monde serait payé moins. Et les entreprises feraient plus de profits pour ... euh.. ?
C’est marrant ce mail parce que personne ne parle de ce porte avion qui ne marche pas bien, et du deuxième qui est en construction. Combien il coûte déjà ? Ca fait cher pour aller tuer des gens qui ne gagnent même pas le SMIC.
Ah du temps du Général, les choses se passaient autrement... D’abord les entreprises étaient obligées de payer des taxes. Enormément de taxes. Il paraît qu’elles servaient à financer les retraites, la sécurité sociale, l’éducation, la construction de logements, les voies ferrées, la poste. Les entreprises payaient beaucoup plus d’impôts qu’aujourd’hui. Le travail coûtait plus cher qu’aujourd’hui. Il y avait beaucoup plus de fonctionnaires, pas de chômage, tout le monde bossait et pourtant les entreprises étaient pompées par l’Etat. C’est marrant ça. Aujourd’hui on nous dit que c’est pas possible. Comment ça se fait ? Le plus marrant c’est que ce sont les victimes de ce système qui propagent ses idées ("trop d’impôts", "trop de charges", etc. )
Aujourd’hui, la Sécu est en déficit parce que les entreprises sont dispensées de payer les cotisations. Résultat, c’est le citoyen qui doit payer pour les entreprises. Les caisses de retraite sont vides parce que les entreprises sont exonérées de cotisations. Résultat, j’ai 34 ans et je dois bosser jusque l’âge de 70 ans. Vous avez peut être commencé à bosser à 14 ans, mais votre patron gagnait sa vie malgré les impôts de l’époque. Aujourd’hui, les jeunes sont qualifiés, ils sortent de l’école avec des diplômes, de l’expérience et les employeurs les traitent comme de la merde et les emploient comme stagiaires parce que c’est gratuit, alors qu’ils n’ont presque plus rien à payer.
Les chômeurs sont fliqués et on diminue la durée de leur indemnisation. Comme ça ils tombent plus vite dans le RMI (et le RMI depuis Raffarin, c’est transféré de l’Etat aux Départements (impôts locaux)). Les RMIstes, on peut les faire bosser gratuitement dans une entreprise, grâce au RMA. Par exemple AUCHAN, qui est connu pour ses difficultés à gagner de l’argent (il n’y a pas assez de clients et ils paient trop de charges, les pauvres), font travailler des RMIstes pour rien. Comme plein d’autres pauvres entreprises. Qui paie ? C’est vous avec vos impôts qui faites bosser gratos des gens dans ces boîtes. Bah oui mais c’est pour aider une pauvre entreprise, alors c’est différent. Pas de cotisation sécu, pas de retraite, pas de cotisation chômage. Tout bénéf pour l’entreprise, rien pour le RMIste, qui restera RMIste. Rien pour la société, puisque pas de cotisation. Vos impôts ne financent pas que le salaire d’un ouvrier qui conduit votre TGV. Vos impôts filent dans les caisses du privé sans que vous ne vous en aperceviez, à travers la marchandisation de la pauvreté.
C’est pas la peine de pleurer après cette solidarité et cette esprit de citoyenneté qui disparaît, alors que vous plaidez pour la baisse des impôts. Les impôts, c’est la solidarité. Tout le monde participe selon ses moyens à la construction de la société. Les riches aident les pauvres, les forts aident les faibles. Sans les impôts, les handicapés crèveraient dans la rue.
Quand j’aurai des gosses, va falloir économiser sur mon SMIC pour qu’ils espèrent passer leur bac. Il n’y aura plus que des écoles privées (mais on paiera moins d’impôts) et pas d’argent = pas d’école. Les Français passent leur temps à se plaindre. Tant mieux si des gens ont la sécurité de l’emploi, tant mieux si un conducteur de train gagne bien sa vie. On dirait que tout le monde voudrait le malheur des autres. C’est pas parce que des gens ont des boulots de merde, que tout le monde devrait avoir un boulot de merde. C’est le contraire !
La France est un pays de vieux ronchons assis sur leur tas d’or. On méprise les jeunes. Comme dit Michel Serres : "La France n’aime pas ses enfants".
Personne ne s’indigne quand Pinault est exonéré d’impôts ou que Mulliez utilise des RMIstes gratos.
Et je ne suis pas fonctionnaire !
Sam.
SNCF
Recettes annuelles : 9 milliards d’euros
Budget annuel : 18 milliards d’euros
Subvention annuelle de l’état : 12 milliards d’euros (soit un Crédit Lyonnais tous les deux ans fruit de nos impôts !)
Financement des retraites : 14 milliards toujours avec nos impôts
Dette à financer : 2 milliards (SNCF +RFF, l’équivalent du CDR au Lyonnais)
Situation d’un conducteur de TGV :
=> Salaire : de 2 200 euros net en début de carrière (2 smics) à 3 200 EUR
(4 880 EUR net conducteur TGV) en fin de carrière.
=> Plus :
prime de fin d’année,
prime de travail (stupéfiant !),
prime de parcours,
prime de TGV,
prime de charbon (vous avez bien lu),
gratification de vacances (peut-on rêver plus belle expression ?),
gratification annuelle d’exploitation,
indemnités pour heures supplémentaires,
allocation de déplacements (non imposable comme avantage en nature) etc.
Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures !)
Pour un conducteur TGV de 40 ans le salaire net Annuel toutes primes et avantages confondus s’élève a 75 000 EUR (source vie du rail 2002)
Retraite : à 50 ans (sans commentaire)
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d’un des 15.900 établissements de soins agrées où ils sont couverts à... 100 %
Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents et leur famille, C.E. très généreux,
ET L’EMPLOI A VIE... Est-ce un motif de grève ?
TOUT CELA NE SUFFIT PAS :
pour les sédentaires qui n’avaient droit à aucune prime a été créée la "prime d’absence de prime" !!!
La SNCF représente 1% des emplois en France, ses salariés cumulent 20% des jours de grève effectués en France.
Conseil du mouvement ETHIC : Mémoriser ces informations et transmettez-les pour que la désinformation cesse et qu’on entende plus à la radio, à chaque grève, un malheureux gentil usager dire : « Ils ont sûrement raison de faire grève ».
C’est marrant cette idée que de privatiser va dégager de la rentabilité. Quelques temps après, on voit ce que ça donne chez Airbus.
A moins que vampiriser une entreprise soit "dégager de la rentabilité" ? même sur ce point de vue, ça n’a qu’un temps.
Jérôme
Il est insupportable de constater que la liberté de penser s’arrête là où commence le droit du travail.
Laurence Parisot, présidente du MEDEF
L’intelligence s’arrête là où commence le droit du travail.
Laurence Parisot, candidate à la succession du baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde à la présidence du Medef
110 euros bruts, en France, ce n’est pas assez. Mais en Roumanie, ça suffit...
Michel White, PDG de Sem-Suhner
Je reçois des mails de félicitations de la part de chefs d’entreprise.
Michel White, PDG de Sem-Suhner qui a proposé de reclasser 9 employées licenciées en Roumanie pour 110 euros par mois.
La loi est votée, il faut l’appliquer.
Guillaume Sarkozy
"Je recherche des images pour une campagne gouvernementale sur la journée du 16 Mai (Pentecôte). Nous recherchons des photos de personnes en train de travailler, soit des fonctionnnaires, type enseignement, transport, et des salariés soit grands magasins, usines,... Pas de profession libérale ou de patron de boutiques.
Evidemment pas de budget, avez vous des photos libres de droits.
A très bientôt Et grand merci"
Demande d’une agence de pub parisienne
Comme l’atteste le règlement intérieur de la Vinaigrerie Dessaux, année 1904 [8], ci-dessous, le discours du MEDEF n’aurait pas progressé depuis 100 ans.
1- Piété, propreté et ponctualité font la force d’une bonne affaire.
2- Notre firme ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés de bureau n’auront plus à être présent que de sept heures du matin à six heures du soir, et ce, les jours de semaine seulement.
3- Des prières seront dites chaque matin dans le grand bureau. Les employés de bureau y seront obligatoirement présents.
4- L’habillement doit être du type le plus sobre. Les employés de bureau ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vives ; ils ne porteront pas de bas non plus, à moins que ceux-ci ne soient convenablement raccommodés.
5- Dans les bureaux, on ne portera ni manteaux, ni pardessus. Toutefois, lorsque le temps sera particulièrement rigoureux, les écharpes, cache-nez et calottes seront autorisés.
6- Votre firme met un poêle à la disposition des employés de bureau. Le charbon et le bois devront être enfermés dans le coffre à cet effet. Afin qu’ils puissent se chauffer, il est recommandé à chaque membre du personnel d’apporter chaque jour quatre livres de charbon durant la saison froide.
7- Aucun employé de bureau ne sera autorisé à quitter la pièce sans la permission de M. le Directeur. Les appels de la nature sont cependant permis et pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser le jardin au dessous de la seconde grille. Bien entendu, cet espace devra être tenu dans un ordre parfait.
8- Il est strictement interdit de parler durant les heures de bureau.
9- La soif de tabac, de vin ou d’alcool est une faiblesse humaine et, comme telle, est interdite à tous les membres du personnel.
10- Maintenant que les heures de bureau ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée entre 11h30 et midi, mais en aucun cas, le travail ne devra cesser durant ce temps.
11- Les employés de bureau fourniront leurs propres plumes. Un nouveau taille-plume est disponible sur demande chez M. le Directeur.
12- Un senior, désigné par M. le directeur, sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle, ainsi que du bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront à M. le directeur quarante minutes avant les prières et resteront après l’heure de la fermeture pour procéder au nettoyage. Brosses, balais, serpillières et savon seront fournis par la direction.
13- Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires hebdomadaires sont désormais les suivants :
cadets (jusqu’à 11 ans) 0,50F.
juniors (jusqu’à 14 ans) 1,45F.
jeunes 3,25F.
employés 7,50F.
seniors 14,50F.
Les propriétaires reconnaissent et acceptent la générosité des nouvelles lois du Travail, mais attendent du personnel un accroissement considérable du rendement en compensation de ces conditions presque utopiques.
L’audace du gouvernement pour revenir sur ses positions antérieures frappe le monde des entreprises !
Ernest-Antoine Seillière de Laborde dans le Monde
Je lui souhaite de s’acheter en 2005 un dictionnaire. Il verra que le mot "réforme" n’est pas synonyme de Medef.
Jean-Luc Bennahmias, député européen des Verts
Laissons faire les chefs d’entreprise ! Ils seront beaucoup plus efficaces que la loi. Et ils ne veulent pas voir leur action polluée par le pouvoir politique.
Pierre Méhaignerie, Député-maire de Vitré (35).
L’agriculteur Claude Duviau qui aurait abattu deux inspecteurs du travail, le 2 septembre à Saussignac, serait un ancien assureur, propriétaire d’une résidence principale, d’une résidence secondaire en bord de mer et dont le bilan comptable serait positif. La liquidation judiciaire de ce héros du monde agricole ne serait pas due à des difficultés financières.
Source : Charlie Hebdo
bonjour,
je suis contente pour lui.
Il avait raison de réclamer la restitution du catalogue de 40 ans de chanson.
aprés tout ses lui qui a travailler,essayer de faire plaisir a sont public qu’il aime.
il nous donne de la joie ,du bonheur,du plaisir a l’écouter chanter.
et c’est avec un énorme bonheur que j’aurai le plaisir de voir johnny hallyday le 23 novembre 2005 à PAU.
JE VOUS SOUHAITE BEAUCOUP DE BONHEUR ET UNE LONGUE VIE ET DE JOIE AINSI QU40 VOTRE FAMILLE .
Me GARCIA BAËS GINETTE ET JEAN _ LOUIS
Est-il possible que le retour à la valeur Travail, courageusement défendue par le baron Ernest Antoine Seillière, soit la solution à tous nos problèmes, car si trop d’impôt tue l’impôt, alors trop de travail tue aussi le travail ? Peut-on espérer également que trop de chômage tue le chômage ? Dans ce cas, trop de chômage tue l’emploi ? Merci de m’éclairer car je n’ai jamais été très fort en philosophie...
Emile Clapon, d’Avignon
Cher Émile,
Je vois que vous avez lu et vous êtes inspiré du programme du MEDEM, le Mouvement des Entreprises du Monde.
Professeur Torode
Suivant son instinct de bon père de famille et les conseils du ministre François Fillon, Jean-Pierre Raffarin aurait fait artificiellement reculer le chômage en réduisant la durée d’indemnisation des chômeurs et de ce fait leur nombre.
Un premier ministre qui ne serait pas sous l’emprise du MEDEF aurait augmenté les cotisations patronales plutôt que de précariser encore plus les "sans emploi".
Le gouvernement envisagerait de sanctionner sévèrement les pauvres, les démunis et les SDF qui ne consomment pas et qui de ce fait seraient un frein à la reprise.
A écouter : Didier Super Y’en a marre des pauvres
LE MEDEF A POUR POLIQUE DEPUIS LES 35 HEURES DE REDUIRE LE SALAIRE BRUT ET POUR QUE L’ON Y VOIT QUE DU FEU DONNER SOUS FORME DE PRIME UN SALAIRE DIFFERENTIELLE CE QUI FAIT QU’EN CAS DE MALADIE OU POUR LA RETRAITE CELA LUI COUTERA MOINS CHER VOILA, UN SCOUP UN VRAI LE SALARIE LUI S’IL N’EST PAS AU COURANT REGARDE SON BRUT TOTAL ET CROIT AVOIR LE MEME SALAIRE BRUT QU’AVANT LES 35 HEURES C’EST BIEN PENSE NON ?
CE SONT VRAIMENT DES GENS QUI PARTICIPENT ACTIVEMENT A LA PAUPERISATION DE LA PLANETTE, CE SONT EUX LES VRAIS RESPONSABLES DE CE QUI SE PASSE. IL SERAIT TEMPS QUE LES GENS REAGISSENT ET SE SYNDIQUENT EN MASSE CAR C’EST LE SEUL MOYEN DE LES CONTRER.
Y en a marre aussi de ce gouvernement, mais aussi des gens qui sont conditionnés à subir sans réagir, ainsi que de l’inaction syndicale : prenons le merveilleux exemple de Bosch, soutenu par la CFDT (et oui, encore elle !) qui n’a même pas organisé de mouvement de grève en collaboration avec les autres syndicats ! Alors syndiquez-vous, oui, mais pas n’importe où !
Une dernière chose : tout le monde se plaint de Raffarin, mais qui l’a élu ? La même majorité des Français qui se plaignent de lui actuellement ! Alors maintenant, votez INTELLIGENT ! Et que ceux qui ne se déplacent même pas, se taisent !
L’abolition de la loi sur les 35 heures serait motivé par le fait que, libérée plus tôt de son labeur, la main-d’oeuvre n’y gagnerait pas en sommeil et en repos. Elle s’empresserait de rejoindre le café ou le débit de boisson et il y aurait fort à craindre pour les jeunes filles qui, libres et désoeuvrées trop tôt le soir, risqueraient de se livrer à des actes que la morale patronale réprouve.
Source : 1848, Supplique de l’union patronale Lyonnaise au Préfet, suite au passage de la journée de 16 à 14 heures dans certaines entreprises de textile.
Le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, entre autres président du MEDEF, aurait refusé de débourser la somme de 5 €uros de droits d’entrée des "Rendez-Vous de Septembre" à Senlis les 27 et 28 Septembre 2003 et n’y aurait donc pas assisté.
Sources : Oise Hebdo et Charlie Hebdo
Pourquoi donc appelez-vous cet homme, autrement que Monsieur Ernest-Antoine S...
Justement pour insister sur le titre ridicule dont il s’affuble.
Le jour où les cons ne seront plus fascinés par les symboles tels que les titres de noblesse, les drapeaux et hymnes nationaux, la légion d’honneur et autres récompenses stupides, les noms à rallonge, l’humanité aura fait un grand pas en avant.
Le gouvernement proposerait aux Français de travailler un 6ème jour par semaine dont les cotisations sociales seraient reversées à un fond d’aide aux personnes agées, tout comme l’ont été depuis 1953, les recettes de la vignette automobile [13].
Le MEDEF se félicite de l’augmentation du temps de travail et 81% des Français sondés, qui n’ont rien compris à la manœuvre, aprouvent.

En hommage au MEDEF et à Gilbert, concessionaire en Corse, les fleuristes de Rungis ont incendié l’entrepot de fleurs séchées.
Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, serait le frère de Guillaume Sarkozy, numéro 2 du MEDEF, et pour ceux qui n’auraient pas compris, Guillaume Sarkozy, numéro 2 du MEDEF, serait le frère de Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur.
Serait-ce la raison de l’inaction du gouvernement envers la délinquance en col blanc ?
Sensible au discours du gouvernement et du MEDEF sur l’avenir de la retraite par répartition, Jean-Luc lagardère aurait décidé de montrer l’exemple et de laisser sa place aux jeunes.
Et les contremaîtres passèrent entre les chaînes de montages, chuchotant à l’oreille des ouvriers "Le Maître est mort".
Plus tard, les ouvrières, la larme à l’œuil, murmurèrent "Pauvre Maître, lui qui était si bon".
En quoi Monsieur Strauss Kahn est il de droite ???
Monsieur Strauss Kahn a été ministre de l’économie et des finances et c’est à ce titre qu’il a "fait" attention à l’économie.
Monsieur Strauss Kahn est un des plus intelligent de sa génération, il a l’avantage d’avoir de l’imagination et de la réflexion... Ce qui semble ne pas être le cas de certains des membres dirigeants de ce parti.
Chère Anne Sinclair,
Je ne doute pas de votre admiration pour DSK, mais plutôt de ses ambitions personnelles ainsi que de celles de son parti dont les dirigeants donnent plus l’impression d’essayer de conserver leur place dans la jet-set politique que de tirer les conséquences du 21 avril 2002 et de la situation dans laquelle ils nous ont laissés.




C’est simple : si Sarkozy devient président, d’une part tout ce qui était gratuit va devenir payant, et d’autre part faudra plus compter sur son prochain pour un coup de main en cas de coup dur. Ca sera chacun sa gueule et ce sera normal car il sera devenu normal de dire "Moi je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour des gens qui coûtent cher en médicament, alors que moi je ne suis jamais malade." ou encore : "Moi je ne vois pas pourquoi je devrai payer une taxe pour financer les retraites des vieux alors que je suis jeune" ou encore : "Moi je ne vois pas pourquoi je devrai payer pour ceux qui sont chômeurs, ils n’ont qu’à trouver un travail, comme moi". "Moi je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour construire des logements pour les autres, alors que je dois payer mon prêt".
Quand les entreprise gagnent plein de sous, c’est pour elles. Quand elles en perdent, là c’est l’Etat qui doit les aider. Il y a quand même un truc pas logique, non ?
En travaillant plus, on va gagner plus, c’est bien ça permettra de financer des emplois. Par exemple, en gagnant plus je vais pouvoir créer un emploi de boniche à la maison pour faire le ménage chez moi, que je n’ai plus le temps de faire moi même car je dois travailler plus pour payer le salaire de cette personne. De même je pourrai en travaillant plus me payer une nounou pour élever mes gosses, parce que depuis que je travaille plus, je n’ai plus le temps de les élever. Ou un jardinier pour s’occuper du jardin parce que je n’ai plus le temps de le faire moi même.
La solution de Sarkozy contre le chômage c’est de recréer le servage des petits chômeurs au service des classes aisées. Si vous aviez 40 ans aujourd’hui sous la droite, vous seriez obligés d’accepter n’importe quel boulot et à n’importe quel salaire. Sinon vous dégageriez de l’ASSEDIC. Pas la peine de dire "Ah, non je refuse ce genre d’emploi". C’est Dame Pipi à la gare, ou c’est "radiation pour refus de proposition d’emploi".
Maintenant, que je sache, Maman et Papa, vous n’êtes pas du côté des classes aisées, et par conséquent moi non plus. Quand les employeurs ne paient plus de charges ou de cotisations, ce sont les salariés qui paient (exemple : Maman qui bosse au magasin à Roubaix), Vous n’avez jamais payé d’impôt sur la fortune, ni d’impôt foncier sur vos propriétés. Si vous bénéficiez un jour d’une baisse d’impôt, ce ne sera sans doute pas pour embaucher une servante ou une femme de ménage ou un chauffeur. Vous ne payez pas de charge sur les salaires de vos employés car vous n’avez pas d’entreprise. Le taux d’immigrés clandestins porteurs du SIDA, de la peste ou de bombes contre les USA ou les synagogues n’est pas significatif à Montrichard et vous n’êtes donc pas directement concernés pas les violences urbaines. Alors, pourquoi vous votez à droite ? Qu’a fait la droite pour vous depuis que vous votez ? Concrètement.
Depuis 1945, la droite est au pouvoir et cogne un peu plus chaque fois sur les Services Publics, le Droit du travail, la protection sociale, le régime des retraites. Les employeurs sont exonérés de plus en plus de charges, les salariés ne sont pas augmentés mais ils doivent payer de plus en plus de choses (médecins, retraites complémentaires, mutuelles, écoles, taxes indirectes, prix de la bouffe (infecte) en supermarché...). On peut virer un employé quand on veut et comme on veut. Que faut il de plus cette fois ? Supprimer les congés ? Supprimer le SMIC ? Supprimer tous les fonctionnaires ? Pour créer de l’emploi ? Là il faut m’expliquer la raisonnement, j’ai un peu de mal à comprendre comment on crée des emplois en supprimant des emplois, et surtout comment la société progresse sans les services publics. Quand Giscard a financé l’accès au téléphone en France, c’était pas une entreprise privée, c’était avec les sous des impôts et c’était pour les français. Il a modernisé le pays et tout le monde a pu en profiter. Le TGV c’est pareil. En donnant les services publics au Privé, (train, autoroutes, téléphone, Santé, Retraite, etc.), on supprime des emplois, on augmente les tarifs et on diminue la qualité des services.
N’oubliez pas que je suis allé à la Fac publique. Si j’ai des gosses, j’ai peur qu’ils ne puissent pas y aller si je dois payer. La fac ou l’école réservée aux riches ou aux endettés, ça vous pose pas un problème ? Les filières "rentables" et les autres, "pas rentables", c’est dans le programme de Sarkozy sur la réforme de l’université. La connaissance mise surle marché : si ça rapporte, on finance, si ça rapporte pas, on ne finance pas. Comment peut on voter pour un projet comme celui là ??? Ca sert à rien de dire :"Meuh non, c’est pas vrai !". Si, c’est vrai.
Moi ce qui me dégoute le plus c’est que la jeunesse actuelle a le cerveau complètement Staracadémisé et que le rêve pour eux c’est pas de devenir intelligent, cultivé mais de gagner le plus de pognon possible et d’être au dessus des autres. Je sais qu’il y a des survivants mais en proportion moindre.
Mon copain Jean qui revient de Suède m’a dit que là bas, tout le monde suit de très près les élections en France et que les Suédois ne comprennent pas du tout pourquoi les Français votent Sarkozy. Pour eux, il est comme Le Pen. Il y a ça aussi : les autres pays qui regardent la France en se demandant ce qu’il se passe (le Retour de Pétain ?).
Depuis 1945, la gauche a été au pouvoir pendant 10 ans sous Mitterrand (je compte pas les périodes Chirac et Balladur) et 3 ans sous Chirac (Période Jospin). Ca fait 13 ans sur une période de 52 ans. Je ne peux pas croire que ces 13 années là soient responsables de tout le merdier aujourd’hui en France. Ca me paraît un peu gros.
Si Sarkozy gagne, d’ici moins de 2 ans, je pars vivre à l’étranger. Si c’est ça, ça sert à rien de résister contre l’envie de souffrir des Français. Moi j’ai suivi le débat télévisé hier. Je comptais de toute façon voter pour Royal parce que je ne peux accepter le programme de Sarkozy. J’ai trouvé qu’elle propose des choses très intéressantes et qu’elle a l’envergure d’un chef d’Etat. Je vote doublement pour elle. Voter blanc, c’est voter Sarkozy.
Je vous embrasse. Sam



Monsieur, Madame,
Je vous souhaite, au nom du Mouvement des Entreprises du Monde, de bonnes fêtes de fin d’années. Nous espérons tous qu’à l’occasion de la grande célébration commerciale catholique de Noël, vous ferez de votre mieux pour relancer la croissance de notre pauvre pays qui en a bien besoin après cinq ans de dictature socialo-communiste.
Pour la France, mais avant tout pour nous !
Sincèrement
Baronne Nadine de Prioujac
Présidente du Mouvement des Entreprises du Monde



Travailler 12 jours de plus, ah ah ah ah ah, pour le même salaire, pour que les dirigeants et les actionnaires gagnent plus, la bonne idée....
La personne qui a eu cette lumineuse idée, il est payé ? A l’inverse, je lui proposerais de travailler un peu moins, ca lui reposerait le cerveau, il y a eu surchauffe.
Proposer un monde meilleur en voulant faire travailler plus les gens, vous ne trouver pas cela incohérent ?
J’ai l’impression d’entendre parler notre cher gouvernement et ses idées complétement dépassées.
C’est vraiment trés dure de lire ce genre de "conneries" quand on est un simple "employé de base" traité par ses superieurs comme un objet.


















"Agad la télévision, et pis dors,
Agad la télévision, et pis dors,
Agad la télévision, et pis dors !"





STOPPONS LES CLIMATISEURS EN ETE POUR QUE LES VIEUX SALARIES SOIENT EUX AUSSI CONCERNES PAR LA CANICULE ET FAISONS UN GESTE POUR LA PLANETE ET L’ECONOMIE
En effet arreter la climatisation permet de :
lutter contre le rechauffement de la planète
payer moins de retraites
liberer des emplois pour les jeunes
diminuer les depenses de santé
diminuer les dépenses en electricité
Prochainement :
retablir la malbouffe dans toute les restaurants d’entreprises pour faire exploser les risques cardio vasculaires !


Le mythe du « trou de la Sécu »
Pour qu’il y ait déficit, il faut qu’il y ait un écart entre les dépenses et les recettes. Or, si on connaît le passif, on ne sait rien de l’actif du bilan de la SS. La Sécurité sociale n’existe pas comme entité comptable.
Qui plus est, le montant des dépenses, rapporté aux sommes en jeu, ne correspond pas à une part considérable de l’ensemble des recettes du régime général : même en 2005, où il atteint un niveau sans précédent, il n’en représente que 4,3 %. Cette même année, les besoins de financement de la Sécurité sociale ne constituent que 7,3 % de l’ensemble des besoins des administrations publiques.
Enfin, les analogies entre des déficits publics et le budget d’un ménage présentent des limites ; elles empêchent de voir les effets bénéfiques des déficits publics, qui constituent certes des « trous », mais aussi des revenus redistribués aux bénéficiaires des prestations.
cf. Le mythe du « trou de la Sécu » de Julien Duval. Ce chercheur au CNRS renverse les termes du problème : il n’y a pas de « déficit de la sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l’affaiblissement de la protection sociale découle non pas d’arbitrages techniques mais d’un choix politique : le transfert généralisé des « risques » du capital vers le travail. Le déficit de la Sécurité sociale devrait être qualifié de « déficit de financement »




Abolition du délit d’ABS [2].
Suppression des cotisations sociales patronales.
Indexation du SMIC sur le RMI.
Financement des plans sociaux par l’état [3].
Fourniture ou subvention des outils de production par les ouvriers, un maçon qui va travailler sans sa truelle est un mauvais maçon.
Recrutement du personnel selon nos préférences ethniques, politiques et religieuses.
Remplacement de la retraite par répartition par des fonds de pensions indexés sur les valeurs phares de notre économie, France Telecom, Vivendi, Eurotunnel, Alcatel...
Retraite à 70 ans, indexée sur le RMI. Avancée du départ de 5 ans par enfant de moins de 12 ans en contrat emploi jeune.
Application d’une date de péremption à chaque travailleur. Il sera "endormi" au terme de sa soixante dixième année.
Retour aux 40 Heures, payées 35.
Suppression des RTT.
Encouragement à faire don des congés payés à son entreprise.
Non paiement des astreintes qui restent obligatoires, 24h sur 24, 7 jours sur 7.
Suppression des "Journées enfants malades".
Suppression du droit de grève, 3000.00 € d’amende et 6 mois de prison ferme pour les contrevenants. Un proche de l’employé gréviste emprisonné devra assurer son emploi pendant la détention.
Droit d’ingérence dans la vie politique.
Interdiction des syndicats après les avoir fait imploser en les montant les uns contre les autres suite au rachat de la CFDT.
Dégraissage et privatisation de la fonction publique [4].
Compassion envers les salariés du privé "pris en otages" par les privilégiés de fonctionnaires toujours en grève, afin de diviser l’opinion publique et faire passer nos réformes.
Remplacement du système éducatif traditionnel par des centres de conditionnement au travail, financés par l’état.
Embauche prioritaire de célibataires sans personnes à charge. La famille est une entrave à la disponibilité du salarié. Le problème de l’encouragement du célibat menant à la dénatalité et donc à une réduction du nombre de clients potentiels concernera la prochaine génération, seul le profit immédiat nous importe [5].
Asservissement de la masse salariale par la précarisation et l’appauvrissement culturel, en vue du rétablissement d’une société féodale dont nous serons les seigneurs.
Création d’un Institut de Surveillance de la Pensée, afin de détecter les brebis galeuses.
Ouverture de centres de rééducation, pris en charge par l’état, où les mauvais éléments serviront à l’entraînement de vigiles encadrés par des membres des ex-gardes républicaines serbe et irakienne.
Utilisation des responsables religieux et des médias pour relayer nos idées et maintenir un climat de morosité et de résignation propice à l’acceptation de toutes nos revendications.
Répression sans limite de toute velléité de rébellion ou de mouvement social.
Sanctions contre les pauvres, les démunis et les SDF qui refusent de consommer pour relancer la croissance.
Simplification des procédures de divorce [6] afin de libérer le salarié du joug familial qui entrave sa liberté de travailler plus.
A lire : Le rapport de l’OCDE de Christian Morrisson : La faisabilité politique de l’ajustement
PARIS - La Cour de cassation a rappelé mercredi, dans deux arrêts sans précédent, les limitations imposées aux employeurs en cas de recours au travail temporaire.
"Le contrat de travail temporaire ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice", dit la chambre sociale de la Cour.
"Un utilisateur ne peut faire appel à des salariés intérimaires que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire dénommée mission", ajoute-t-elle.
Ces deux arrêts sont rendus alors que le gouvernement projette d’instaurer un nouveau type de contrat de travail temporaire très critiqué par l’opposition et les syndicats.
Prends ton usine et casse-toi
Fin août, le directeur de Flodor, Vimo Madéri, déménageait en douce le matériel de son usine de Péronne, en Picardie. Surpis en flagrant délit par ses ouvriers, le fabricant italien de chips devenait aussitôt un symbole de l’indélicatesse patronale. Médias et élus en tête, un torrent d’indignation se répandait sur la région et le pays. Flodor n’est pourtant qu’un cas parmi d’autres, l’énième avatar d’une pratique bien rodée de casse industrielle. Qui, elle, ne choque personne.
Pascal Deshaies, Président du SUCE (Syndicat Unifié des Cireurs de pompes Européens), appelle "tous les français à manifester massivement leur adhésion à la suppression d’un jour férié inutile".
Le SUCE applaudit en effet "le soutien sans faille que les français apporteront à nos pauvres ainés qu’ils ont abandonnés cet été. Seuls Bernadette s’échine à la tâche pour nos anciens. Sifflons en travaillant le prochain lundi de Pentecôte, habillons nous de couleurs vives et festoyons au bureau !".
Pascal Deshaies, de plus en plus enthousiaste et accompagné de Nicolas Miguet, appelle ses partisans à "envoyer le lundi de Pentecôte un e-mail à l’adresse Internet de Matignon, pour remercier Monsieur Raffarin du plaisir de travailler un jour supplémentaire, sans augmentation !".
Nicolas Miguet, nouvel adhérent du SUCE et immédiatement promu vice-président en charge du dossier des petits actionnaires, s’est exclamé lorsque nous l’avons interrogé : "Vive Raff’ et le Baron, vive le Médef, vive nous, c’est urgent !!!".
Selon Fox T.Paddle, président de l’IDOF (Institut Désinformation et Opinion Francophone), l’apport intellectuel de Nicolas Miguet permet au SUCE de retrouver "son âme" et donne un nouveau souffle à la contestation anti-sociale.
[1] Sur un ordinateur, on n’écrit pas au stylo sur l’écran, même s’il s’agit d’un Montblanc.
[2] Abus de Bien Social.
[3] Il faut bien qu’il serve à quelque chose.
[4] Y’a trop de fonctionnaires.
[5] Après nous, le déluge.
[6] Tant pis pour nos principes religieux.
[7] Dont 30 euros de prime d’ancienneté, en accord avec le droit du travail Roumain.
[8] La société Dessaux fait même de l’humour sur son site : « Si vous trouvez vos conditions de travail insupportables : relax ! Vous auriez pu travailler à la Vinaigrerie Dessaux. ».
[9] Ou radiés de l’ANPE.
[10] Lors de l’université d’été du MEDEF, le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, son président, aurait clamé qu’il fallait en finir avec le Code du Travail.
[11] Citoyens en liberté conditionnelle d’Edouard Fillias.
[12] Doit-on prononcer "Élagons" (la culture) ?
[13] En fait les vieux se sont assis dessus...